Histoire de René Caty et Laure Bassal.
Origine : 1909
L’entreprise est fondée à Romans-sur-Isère par Adolphe Caraz et son gendre Eugène Caty, spécialisée dans des chaussures confortables pour femmes. Romans était alors un grand centre de la chaussure de luxe.Âge d’or (1950-1960)
Sous la direction de René Caty, l’usine atteint son apogée, popularisant notamment la ballerine, un succès commercial. L’entreprise se distingue par la qualité et le savoir-faire artisanal.Innovation marketing (années 1970)
René Caty est l’un des premiers à mettre son nom sur ses chaussures, avant Charles Jourdan ou Stéphane Kélian. L’entreprise développe sa propre marque, ouvre des magasins (le premier à Paris en 1979) et devient très présente dans la presse mode.Production et style
Spécialisée dans les ballerines, escarpins et styles Louis XV, la production reste artisanale avec 80 à 130 opérations par paire, utilisant des cuirs haut de gamme (chevreau, agneau, veau). L’entreprise rachète aussi Alcine en 1980, spécialiste du tressé main.Difficultés (années 1980)
La concurrence italienne et espagnole, les fluctuations monétaires et des déboires à l’export (notamment aux États-Unis avec un agent malhonnête) fragilisent l’entreprise.Rachat et transition
En 1990, Robert Clergerie rachète René Caty, puis ferme l’usine en 1991-92.
En parallèle, Pierre Caty fonde Laure Bassal (1990) pour perpétuer le savoir-faire.Laure Basal (1990-2020)
Marque haut de gamme fabriquant artisanalement à Romans, Laure Bassal reste fidèle au style et à la qualité de René Caty. Mais la petite taille de l’entreprise et la polyvalence nécessaire rendent impossible un rachat.Fermeture
Pierre Caty ferme son magasin parisien en février 2020 (juste avant le confinement) et arrête la production. La boutique de Romans ferme fin 2021. C’est la dernière usine de chaussures romanaises à fermer.Héritage
De 1909 à 2020, René Caty + Laure Bassal représentent plus d’un siècle de tradition et de savoir-faire, symbole de la chaussure de luxe française.